Des chaussures pour tous !

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Coup de coeur de l'association pour le projet de ludo qu'on va soutenir :Le projet est simple : il consiste à chausser les coureurs éthiopiens, leur apporter un confort relatif auquel ils n’ont pas accès aujourd’hui et tenter humblement de voir se dessiner un sourire sur leur visage.

Avant de rentrer dans le détail, permettez-moi déjà de me présenter en quelques lignes.

 

Je m’appelle Ludovic mais je préfère qu’on m’appelle Ludo. Je suis né le 23 mars 1993. J’ai grandi près d’Annecy, en Haute-Savoie, dans un environnement extraordinaire. Je suis très attaché à ce territoire, à tel point que j’ai du mal à m’imaginer vivre ailleurs. Ma situation professionnelle et personnelle m’invite chaque jour à y fonder mon avenir. Effectivement, je travaille depuis un an à Annecy en tant qu’ingénieur géomètre-topographe. De plus, mes parents, ma petite sœur, mes amis et mes racines sont ici.

 

Je suis d’un naturel curieux et passionné. J’aime apprendre de nouvelles choses, découvrir, échanger. Presque de fait, j’aime voyager. Et j’ai eu cette chance incroyable de pouvoir le faire un petit peu, cinq mois au Canada dans le cadre de mes études, six mois en Nouvelle-Zélande dans un contexte plus récréatif et deux mois en Ethiopie. Deux mois extraordinaires, il faut que je vous raconte… J’aime aussi m’investir au quotidien dans tout ce que j’entreprends. Je prône la valeur travail et le mérite. J’adore lire, faire mon propre pain, sortir avec mes amis… J’aimerais bien savoir faire de belles photos, bricoler le dimanche avec mon père, savoir danser le rock et m’investir dans un projet associatif… Et ce que j’aime, ou peut-être devrais-je dire, ce dont j’ai besoin, c’est courir.

 

L’Ethiopie…

En 2014, nous (Jean, Albéric, Clément, Lucas et moi, tous étudiants à l’Ecole Supérieure des Géomètres et Topographes) sommes partis deux mois en Ethiopie mois via l’association « Topo Sans Frontières » dans le cadre d’une mission de solidarité dont l’objectif était le suivant : récolter des appareils de topographie en France, les amener sur place, montrer aux enseignants d’une université avec qui nous étions partenaires comment les utiliser puis leur laisser pour qu’ils puissent servir aux étudiants éthiopiens.

 

En parallèle, je courais. Tous les jours. A chaque sortie, je rencontrais des dizaines de coureurs. Je me suis lié d’amitié avec l’un d‘eux. Il s’appelle Aklog. A la fin d’un footing, il m’a invité chez lui. Il habite une petite maison d’à peine 10 mètres carrés, où seuls son lit et une petite table ont la place de rentrer. Il me dit qu’il ne travaille pas, qu’il vit pour la course à pied et que sa sœur, professeur des écoles dans une autre ville, lui envoie de l’argent pour qu’il paie son loyer.

 

La veille de notre retour en France, j’ai invité Aklog dans notre bel appartement universitaire. Nous lui avons offert une poêle, du riz et je lui ai laissé mes chaussures de course. Je n’oublierais jamais son visage ému aux larmes et l’amour que j’ai vu dans ses yeux à ce moment-là.

 

 

 

 

 

Le projet…

De retour en France, je me suis dit, aussi humblement que possible, qu’il fallait que « je fasse quelques chose ». Pourquoi ? Parce que je suis tombé amoureux de ce pays, de cette culture et de ses habitants. Parce que je considère que j’ai toujours eu de la chance, beaucoup de chance. J’ai des parents extraordinaires qui m’ont donné l’amour et l’éducation dont rêve tout un chacun, je suis épanoui dans ma vie professionnelle et dans ma vie personnelle, je cours pour le plaisir et non par nécessité… Et j’aimerais que tout le monde, en particulier ceux qui ont en ont besoin, partage cette bulle de bonheur et de chance dans laquelle j’évolue quotidiennement. Parce que ce projet à un sens : il est au carrefour des valeurs que je défends, il se veut altruiste et juste, il bannit les mots égoïsme et individualisme et les remplace par solidarité et entraide. Vous l’aurez sans doute compris, la clé du projet est juste là, dans ces quelques lignes. Laissez-moi vous en dire un peu plus…

 

L’idée est donc de récolter des chaussures de running en France (neuves ou d’occasion, tant qu’elles peuvent encore servir), de les acheminer jusqu’en Ethiopie pour les distribuer de manière efficace et juste. Revenons sur chacun de ces points…

 

  1. Récolter les chaussures

C’est certainement la partie la plus simple, celle pour laquelle je suis le plus confiant. Là encore, j’ai beaucoup de chance. Mon réseau dans la course à pied, non seulement mes nombreux amis coureurs, unanimement  enthousiaste à l’idée de prendre part à ce projet, mais aussi avec des marques ou des enseignes de magasin, me laissent à penser que la collecte est prometteuse. Et tout ça, sans communiquer outre mesure quant au projet. A ce propos, j’ai de nombreuses idées, mais chaque chose en son temps.

 

2)      Acheminer les chaussures

L’acheminement s’est dans un premier temps heurté aux problématiques majeures que sont la contrebande et les normes sanitaires. Tout compte fait, je ne pense pas passer par le fret, trop contraignant, trop cher et trop risqué.  Shoki m’a conseillé de passer par des valises classiques. Ce que je vais faire en août, lorsque j’irai en Ethiopie. A termes, sous réserve que tout se passe bien en août, je pense que cette solution sera retenue, mais que les aller-retours France-Ethiopie seront plus réguliers.

 

3)      Distribuer les chaussures

La distribution des chaussures est l’enjeu essentiel du projet. Effectivement, distribuer les chaussures dans la rue n’a aucun sens. La distribution ne serait alors pas équitable et les chaussures seraient certainement utilisées à d’autres fins que celles auxquelles je crois : apporter à des coureurs un confort qu’ils n’ont pas aujourd’hui.

Il est donc nécessaire de trouver une structure sur place, une association ou un club d’athlé par exemple de manière à planter les bases d’un partenariat viable. Je m’attelle donc en ce moment à cette étape clé. J’ai écrit à des amis qui vivent à Addis pour leur demander s’ils avaient des contacts. J’ai aussi écrit à des associations existantes en France qui œuvrent en Ethiopie. Je vais aussi écrire à l’université avec qui nous étions partenaires en 2014, pour voir s’ils souhaiteraient aider. En parallèle, j’ai également demandé de l’aide à deux jeunes coureurs français à l’origine du projet « Ethiopian Project ».

 

Et maintenant ?

Je serai en Ethiopie deux jours cet été avec ma petite sœur, le 4 et le 5 août. Shoki y sera aussi à ce moment-là, quelle chance incroyable ! Le temps est certes limité, mais j’aimerais rentabiliser au maximum le peu de temps que je vais passer sur place pour essayer de nouer des partenariats, de planter les bases d’éventuelles relations de confiance. Je me repose évidemment beaucoup sur le réseau de Shoki, que je remercie de d’être de si bons conseils et de croire en mon projet.